François
Bégaudeau soutient qu’Abdellatif Kechiche est le plus grand cinéaste vivant. C’est
possible : je ne suis pas critique de cinéma. Il n’en demeure pas moins
que La Vie d’Adèle, outre son esthétique porno-chic quand les
deux personnages féminins baisent dans d’interminables séquences dont le réalisateur
paraît se régaler – « Regardez bien, je vous montre deux lesbiennes en
action, vous n’avez jamais vu ça » – est pour moi un film aigre,
dont la seule et pauvre morale est que nul n’échappe au monde d’où il vient, les
déterminismes sociaux l’emportant toujours à la fin. Pff… Trois heures pour en arriver
à cette sinistre conclusion : bravo monsieur Kechiche, vous méritiez bien
la Palme d’or ! En revanche, je ne me souvenais pas de la musique et des scènes
de danse.
Pour
écouter I follow rivers de Lykke Li :
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