Tristesse
végétative
Fatigue
dégoût
L’une
ne va pas sans l’autre
Des
rêves inanimés
La
vérité avant-dernière
A
le teint blafard
Du
débauché qui rentre à l’aube
Et
harcèle encore pour rire
Le
faux dévot défroqué :
« Très
cher ami
Vous
n’aviez plus un gramme
D’innocence
à perdre
Mais
cet adolescent vraiment
Qu’espériez-vous
Une
épiphanie
Une
révélation
Un
plaisir suspect
Par
procuration
À
votre âge songez
Que
ce n’est pas sérieux ! »
Le
faux dévot
Qui
trimballe avec lui
L’odeur
des vieux messieurs
Se
rhabille promptement
Il
souhaiterait répondre
Mais
en cette heure cruelle pour tous
La
vérité avant-dernière
Est
d’un jaune pisseux



