vendredi 20 février 2026

La poésie est une activité de pointe

 

Alain Minighetti (dessin pour Arthur)

Allusion à : « Mon métier est un métier de pointe. » (René Char, La bibliothèque est en feu)


jeudi 19 février 2026

Dans l'arène, Dans les marges du temps (pour Anthoni)

Hambourg

 


Jeté dans l’arène

En regimbant

Tu trébuches malgré toi

Sous la chaude haleine

D’un bouge étouffant

 

Foule des fins de semaines

Des excités s’en prennent

À d’autres excités

Tu n’es qu’une éponge

Qui de tout s’imprègne 

 

Tu trébuches refuses

Les combats de coqs

Et comment plus tard

Exprimeras-tu

Toute cette eau morte ?

 

Un gros lourd en marcel

Fait un cours en gueulant

Sur la guerre en Ukraine

Oh le front de taureau

De la bêtise humaine

 

L’étudiante espagnole

Qui ne veut que danser

Fait mine d’opiner

Et cherche du regard

Quel bellâtre alpaguer

 

Le gros lourd matador

Épris de sa parole

Tonne souffle pérore

Pour elle pour lui

Pour l’univers entier 

 

 Alors que chacun sait

Nul n’ignore senior

Qu’elle ne pipe pas

Un mot de français

No sé no sé no sé…

 

Tu voudrais être ailleurs

Au sud de nulle part

Et rêves d’une voix

Laissant dans l’air raréfié

Les traces d’un alphabet secret

 

En lieu et place de quoi

Comme toujours tu as droit

À la voix de mégère

De pocharde

De la Réalité :

 

  Eh le poète

Arrête tes plans

Sur la comète

Descends de ton nuage

      Je suis en sueur

      En nage

Tu me paies un coup

Et peut-être que tu pourras

M’en mettre un plus tard

Si tu tiens debout !

 

 

     Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot


Jack Lang, amateur d'art (pour Richard)

 

Le Canard enchaîné, 18 février 2026

Régis Quatresous, Nourritures (avec Mathieu Jung)

 


The Ramones, Blitzkrieg Bop

 

Hambourg

Pour écouter Blitzkrieg Bop :


https://youtu.be/skdE0KAFCEA?si=CGACqjTGmgGG6lkq


lundi 9 février 2026

Le monde sans toi, Dans les marges du temps (pour Guillaume)

 

Eric Doussin, Désert

Le monde sans toi

Est un vaste désert

Où je traîne mon néant

Sans savoir pourquoi

Tant tout ce qui vit

Aveuglément persévère

Dans sa voie éphémère

 

Le monde sans moi

Ne sera en rien différent

À l’instant où je tomberai

Ce sera comme si

Je n’avais jamais existé

À peine plus qu’une fine pluie

Absorbée par un sol aride



Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot


vendredi 6 février 2026

I got this old address/of someone that I knew/It was high and fine and free/Ah, you should have seen us (Leonard Cohen, I can't forget)

 

Jimmy Poussière, Alain Minighetti

I stumbled out of bed

I got ready for the struggle

I smoked a cigarette

And I tightened up my gut

I said this can’t be me

Must be my double

 

And I can’t forget, I can’t forget

I can’t forget but I don’t remember what

 

I’m burning up the road

I’m heading down to Phoenix

I got this old address

Of someone that I knew

It was high and fine and free

Ah, you should have seen us

 

And I can’t forget, I can’t forget

I can’t forget but I don’t remember who

 

I’ll be there today

With a big bouquet of cactus

I got this rig that runs on memories

And I promise, cross my heart,

They’ll never catch us

But if they do, just tell them it was me

 

Yeah I loved you all my life

And that’s how I want to end it

The summer’s almost gone

The winter’s tuning up

Yeah, the summer’s gone

But a lot goes on forever

And I can’t forget, I can’t forget

 

I can’t forget but I don’t remember what

 

 

Pour écouter la chanson de Leonard Cohen : 


https://youtu.be/o-58u8Lyvhw?si=oV7scnP4lfQmyvGg