« J’ai
moi-même vécu avec l’idée de la mort.
Pour
une fois, je sais de quoi je parle.
Mais souviens-toi bien
de tes quatorze, quinze
ou seize ans,
et que si les adolescents
se tuent
avec un tel empressement,
renoncent si facilement à
la vie
à la stupéfaction de
tous,
c’est qu’ils en ont une
expérience restreinte
et que la mort paraît désirable…
Or, la beauté de la vie,
c’est qu’il faut lui
laisser le temps de se révéler. »
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En
tant que professeurs, nous sommes quelques fois confrontés au désir morbide de
certains de nos élèves. Nous ne savons que faire de leur détresse… Les cellules
d’écoute psychologique et autres inepties dont l’Education nationale est une
spécialiste, ne changent évidemment rien. Le suicide d’un adolescent ou d’une
adolescente est toujours un effroyable gâchis et il faut grandement s’inquiéter
que tant d’entre eux y trouvent une solution. – Ces quelques lignes lacunaires
sont un fragment d’un poème inabouti, le « sujet » étant trop
complexe et vertigineux pour moi…(décembre 2024). Frédéric Perrot.


