lundi 11 mai 2026

Las de cette poésie, Dans les marges du temps

 

Exposition au Divanoo

 

« La poésie se fait dans un lit comme l’amour »

                                                       André Breton

 

 

Je suis las de cette poésie d’instituteurs

       Sévères, si sévères !

Leurs leçons sont dépourvues de charme,

Ne provoquent ni rires, ni larmes :

C’est à croire qu’ils n’ont pas appris la couleur !

       Vite, vite servez-moi un verre !

 

Mais le plus ennuyeux est encore à venir –

       Par avance, j’en crève ! 

Ces honnêtes travailleurs ont le sourcilleux désir

De théoriser leur grisaille et leur fatras :

La poésie doit être ceci, la poésie doit être cela…

       Oh, long sommeil sans rêves !

 

Me sourit un matin heureux sans maux de tête

       Sévères, si sévères !

J’ai oublié les noms de ces fichus poètes…

Je songe au corps adoré d’une femme,

À la place que j’aimerais prendre en son âme

Par un beau printemps vif et vert !   


        Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot. 

mercredi 6 mai 2026

Jours de colère, Dans les marges du temps (pour Hugues)

 

Dessin de Valentine

 

Sang murs gris hôpital
Tout ce gaz lacrymal
 
Projeté à la face
Du désir de la foule
 
Des orages de coups
Achèvent le travail
 
Cris douleurs œil perdu
Jusqu’aux mains arrachées
 
Silence murs prisons
La rue s’est tue et l’État
 
A remis rudement
Le désir à sa place

 

    Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot 

samedi 2 mai 2026

André Breton, Arcane 17

 

 

Quatrième de couverture 

       En 1944, avant même que le tonnerre atomique ait mis le point dorgue au fracas des combats où se sont effondrées les idéologies du siècle, André Breton, en écrivant Arcane 17, indique les conditions impérieuses dune résurgence de lhomme. Au contact de la nature, et surtout de la Femme, médiatrice qui dissipe les ténèbres religieuses entretenues autour du rêve, la méditation du poète replace le sacrifice du phénix, pur de toute idée de culpabilité, dans une lumière qui sait préserver la part de la nuit. Les « trois voies » vers cette lumière (larcane 17, du tarot, nest-ce pas l« Étoile » ?) sont la liberté, lart et lamour.   

Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve... (Hölderlin)

 

 

        Dans Lespace littéraire de Maurice Blanchot, à lire : « Litinéraire de Hölderlin »

lundi 27 avril 2026

David Lynch (en images)

 

La découverte de l'oreille (Blue Velvet)


Laura Palmer (Twin Peaks)


Pete rencontre Alice (Lost Highway)

     

    Photographies extraites du livre David Lynch (Entretiens  avec Chris Rodley). Éditions Cahiers du cinéma 

dimanche 26 avril 2026

Fritz Zorn, Mars (pour François)

 

 

Présentation de léditeur : 

« Ma détresse est aussi une partie de la détresse universelle. Ma vie ne se réduit pas aux cris que jette un individu originaire de la bourgeoisie zurichoise, et à qui son éducation fut fatale ; elle se confond avec le hurlement peuplé de mille voix de tout l’univers où le soleil ne s’est plus levé. »

Dans la bonne société zurichoise, au milieu des années 1970, un homme se meurt. Il a trente-deux ans. Mais ce qui le condamne, ce n’est pas tant le cancer qui l’accable que le poids d’obligations absurdes censées garantir les fondements de son existence et la reproduction de son milieu. À force de vouloir être respectable à tout prix, il a perdu le sens de la vie et tente de le reconquérir, in extremis, par l’écriture.
Publié à titre posthume en 1976, Mars est l’unique texte de Fritz Zorn. Livre-culte pour toute une génération, il résonne toujours aujourd’hui comme un cri qui nous appelle à vivre. 

Fritz Zorn, Mars 
Traduction de l'allemand (Suisse) par Olivier Le Lay. Préface de Philippe Lançon.
Nouvelle traduction