dimanche 26 avril 2026

Fritz Zorn, Mars (pour François)

 

 

Présentation de léditeur : 

« Ma détresse est aussi une partie de la détresse universelle. Ma vie ne se réduit pas aux cris que jette un individu originaire de la bourgeoisie zurichoise, et à qui son éducation fut fatale ; elle se confond avec le hurlement peuplé de mille voix de tout l’univers où le soleil ne s’est plus levé. »

Dans la bonne société zurichoise, au milieu des années 1970, un homme se meurt. Il a trente-deux ans. Mais ce qui le condamne, ce n’est pas tant le cancer qui l’accable que le poids d’obligations absurdes censées garantir les fondements de son existence et la reproduction de son milieu. À force de vouloir être respectable à tout prix, il a perdu le sens de la vie et tente de le reconquérir, in extremis, par l’écriture.
Publié à titre posthume en 1976, Mars est l’unique texte de Fritz Zorn. Livre-culte pour toute une génération, il résonne toujours aujourd’hui comme un cri qui nous appelle à vivre. 

Fritz Zorn, Mars 
Traduction de l'allemand (Suisse) par Olivier Le Lay. Préface de Philippe Lançon.
Nouvelle traduction

mercredi 22 avril 2026

Marie-Anne Bruch, Sombres Vers Blancs


     Dans ce nouveau recueil, Sombres Vers Blancs, Marie-Anne Bruch évoque une fois encore sa difficulté à être au monde et un mal plus général, qui à nen pas douter, est celui de notre triste temps : la détresse psychique. Les titres et sous-titres de certains poèmes sont à cet égard significatifs (Complainte de la folle, Souvenirs de dépression, Souvenirs dasile). Cependant, malgré la noirceur du propos densemble, ces Sombres vers blancs ne sont jamais, si je puis dire, plombants. Les vingt-quatre poèmes qui composent le recueil sont en effet portés par une bien curieuse énergie : Denis Hamel, qui signe la préface, parle à juste titre de « la vitalité de lexpression ». Le mélange des registres dans une forme apparemment classique (des quatrains pour lessentiel), les rimes intérieures, les jeux de mots à la Desnos ou à la Bashung, permettent à Marie-Anne Bruch déchapper au marasme, par lhumour et une pointe dautodérision, cette délicatesse des désespérés : « Et plus je me cabosse et mieux je me ressemble »

 

Marie-Anne Bruch, Sombres Vers Blancs, Éditions du Petit Pavé

mardi 21 avril 2026

Tel un Ulysse de pacotille

 

     

    Pour mémoire : « Mais Hermès ne trouva pas à lintérieur de la grotte Ulysse au grand cœur. Assis sur le rivage, et toujours au même point, il pleurait, son cœur se brisait en larmes, gémissements et chagrins. Et sur la mer inlassable il fixait ses regards en répandant des pleurs. » (Homère, LOdyssée, Chant V). Frédéric Perrot  

vendredi 17 avril 2026

Laura Vazquez, L'Idiote du village

 

 

Présentation de l'éditeur :  

Par l’autrice la plus passionnante de sa génération, un essai de poétique lumineux. L’Idiote du village s’impose par la fragilité, l’innocence et la force d’un regard qui refuse la norme. Une langue libre et radicale, un geste littéraire rare, à la fois intime et visionnaire.

Laura Vazquez conduit le lecteur depuis les lieux et souvenirs fondateurs de son enfance – ­Villeneuve-la-rivière où vivait un garçon trisomique et Le Soler où vivait « La folle » –, dans les replis de la création littéraire. L’autrice travaille un matériau intime et s’interroge sur comment « le texte se met à écrire », comment dans la langue quelque chose advient qui se nomme littérature. Elle produit un essai versifié qui explore le réel et l’intime, l’écriture et la lecture, le rythme et la forme, les œuvres et le monde ; un court traité (de) poétique peuplé de livres, d’images et de figures d’écrivains, où l’on retrouve sa langue, son souffle et son rythme si singuliers.