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| Alain Minighetti (dessin pour Arthur) |
Allusion
à : « Mon métier est un métier de pointe. » (René Char, La
bibliothèque est en feu)
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| Hambourg |
Jeté dans l’arène
En regimbant
Tu trébuches malgré toi
Sous la chaude haleine
D’un bouge étouffant
Foule des fins de semaines
Des excités s’en prennent
À d’autres excités
Tu n’es qu’une éponge
Qui de tout s’imprègne
Tu trébuches refuses
Les combats de coqs
Et comment plus tard
Exprimeras-tu
Toute cette eau morte ?
Un gros lourd en marcel
Fait un cours en gueulant
Sur la guerre en Ukraine
Oh le front de taureau
De la bêtise humaine
L’étudiante espagnole
Qui ne veut que danser
Fait mine d’opiner
Et cherche du regard
Quel bellâtre alpaguer
Le gros lourd matador
Épris de sa parole
Tonne souffle pérore
Pour elle pour lui
Pour l’univers entier
Alors que chacun sait
Nul n’ignore senior
Qu’elle ne pipe pas
Un mot de français
No sé no sé no sé…
Tu voudrais être ailleurs
Au sud de nulle part
Et rêves d’une voix
Laissant dans l’air raréfié
Les traces d’un alphabet secret
En lieu et place de quoi
Comme toujours tu as droit
À la voix de mégère
De pocharde
De la Réalité :
Eh le poète
Arrête tes plans
Sur la comète
Descends de ton nuage
Je
suis en sueur
En
nage
Tu me paies un coup
Et peut-être que tu pourras
M’en mettre un plus tard
Si tu tiens debout !
Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot
| Eric Doussin, Désert |
Le monde sans toi
Est un vaste désert
Où je traîne mon néant
Sans savoir pourquoi
Tant tout ce qui vit
Aveuglément persévère
Dans sa voie éphémère
Le monde sans moi
Ne sera en rien différent
À l’instant où je tomberai
Ce sera comme si
Je n’avais jamais existé
À peine plus qu’une fine pluie
Absorbée par un sol aride
Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre
2025). Frédéric Perrot
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| Jimmy Poussière, Alain Minighetti |
I stumbled out of bed
I got ready for the
struggle
I smoked a cigarette
And I tightened up my gut
I said this can’t be me
Must be my double
And I can’t forget, I can’t
forget
I can’t forget but I don’t
remember what
I’m burning up the road
I’m heading down to
Phoenix
I got this old address
Of someone that I knew
It was high and fine and
free
Ah, you should have seen
us
And I can’t forget, I can’t
forget
I can’t forget but I don’t
remember who
I’ll be there today
With a big bouquet of
cactus
I got this rig that runs
on memories
And I promise, cross my
heart,
They’ll never catch us
But if they do, just tell
them it was me
Yeah I loved you all my
life
And that’s how I want to
end it
The summer’s almost gone
The winter’s tuning up
Yeah, the summer’s gone
But a lot goes on forever
And I can’t forget, I can’t
forget
I can’t forget but I don’t
remember what
Pour écouter la chanson
de Leonard Cohen :
https://youtu.be/o-58u8Lyvhw?si=oV7scnP4lfQmyvGg