On ferme la porte
On ferme les portes
On ferme toutes les portes
Au nez des pouilleux
Des étrangers
Des débarqués de la veille
Faut pas délirer
On ne peut pas accueillir
Toute la misère du monde
Parmi ces gueux
Il y a des gens dangereux
Qui sait des terroristes
De futurs assassins
Vous voulez être leurs complices
Nous non !
On ferme la porte
On ferme les portes
On ferme toutes les portes
Faut pas délirer
L’accueil inconditionnel
C’est un rêve de philosophe
Ou de pèlerin naïf
Nous on a la tête sur les épaules
Et des murs à construire
Et tant pis s’ils crèvent
À
nos frontières
C’est pas écrit Eldorado !
On ferme la porte
On ferme les portes
On ferme toutes les portes
On est si bien au chaud
Entre nous devant nos écrans
Tandis que nos imprécateurs
Font le show permanent !
On ferme les portes
On ferme les portes
On ferme toutes les portes
Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot
« On
ne peut pas accueillir toute la misère du monde »
En
finir avec une sentence de mort
Pierre
Tevanian et Jean-Charles Stevens
Anamosa 2022

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire