lundi 26 janvier 2026

On ferme la porte, on ferme les portes, Dans les marges du temps

 



On ferme la porte

On ferme les portes

On ferme toutes les portes

 

Au nez des pouilleux

Des étrangers

Des débarqués de la veille

 

Faut pas délirer

On ne peut pas accueillir

Toute la misère du monde

Parmi ces gueux

Il y a des gens dangereux

Qui sait des terroristes

De futurs assassins

Vous voulez être leurs complices

Nous non !

 

On ferme la porte

On ferme les portes

On ferme toutes les portes

 

Faut pas délirer

L’accueil inconditionnel

C’est un rêve de philosophe

Ou de pèlerin naïf

Nous on a la tête sur les épaules

Et des murs à construire

Et tant pis s’ils crèvent

À nos frontières

C’est pas écrit Eldorado !

 

On ferme la porte

On ferme les portes

On ferme toutes les portes

 

On est si bien au chaud

Entre nous devant nos écrans

Tandis que nos imprécateurs

Font le show permanent !

 

On ferme les portes

On ferme les portes

On ferme toutes les portes

 

 

Le poème appartient à mon recueil, Dans les marges du temps (novembre 2025). Frédéric Perrot



« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde »

En finir avec une sentence de mort

 

Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens

Anamosa 2022


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