jeudi 27 mars 2025

Pascal Ulrich - Gérard Lemaire, Plutôt la conscience de la damnation


 

     Quatrième de couverture

 

       Gérard Lemaire, Pascal Ulrich, deux personnalités fortes, entières et différentes qui ont en commun un rejet viscéral de l’institution, deux êtres écorchés vifs, Gérard né en 1942, Pascal en 1964, Gérard teigneux et provocateur, Pascal hypersensible et généreux, un besoin essentiel de communiquer et pour le reste une créativité sans limite dans l’art de la poésie – 10 000 poèmes pour Gérard – doublé pour Pascal d’une production graphique originale, prolifique et unique qui a gravité partout sur Terre via le mail-art… Tous les deux ne sont plus de ce monde et leur témoignage épistolaire n’en est que plus fort. Essentiel ! Déchargés de toute controverse, polémiques, et laissés à l’appréciation de la postérité sans crainte de contradiction, Gérard et Pascal peuvent deviser à l’envi sur leur vision de la société.

 

Editions Le Contentieux

7 rue des gardénias

    31100 Toulouse 

samedi 22 mars 2025

Le fascisme est un polluant éternel...

L'université de Paris-Nanterre pendant Mai 68 (photographie Jacques Haillot)

 

       Source image : France Culture

      

       Avec philosophie (émission du 19 février 2025)

      

       « Que faire de L'Anti-Œdipe de Deleuze et Guattari ? »

       Manifeste pour une vie non fasciste


lundi 17 mars 2025

La même magie bourgeoise à tous les points où la malle nous déposera, Arthur Rimbaud (Soir historique)

 

Hambourg


      En quelque soir, par exemple, que se trouve le touriste naïf, retiré de nos horreurs économiques, la main d’un maître anime le clavecin des prés ; on joue aux cartes au fond de l’étang, miroir évocateur des reines et des mignonnes ; on a les saintes, les voiles, et les fils d’harmonie, et les chromatismes légendaires, sur le couchant.

    Il frissonne au passage des chasses et des hordes. La comédie goutte sur les tréteaux de gazon. Et l’embarras des pauvres et des faibles sur ces plans stupides !

     À sa vision esclave, – l’Allemagne s’échafaude vers des lunes ; les déserts tartares s’éclairent – les révoltes anciennes grouillent dans le centre du Céleste empire, par les escaliers et les fauteuils de rocs – un petit monde blême et plat, Afrique et occidents, va s’édifier. Puis un ballet de mers et de nuits connues, une chimie sans valeur, et des mélodies impossibles.

    La même magie bourgeoise à tous les points où la malle nous déposera ! Le plus élémentaire physicien sent qu’il n’est plus possible de se soumettre à cet atmosphère personnel, brume de remords physiques, dont la constatation est déjà une affliction.

  Non ! – Le moment de l’étuve, des mers enlevées, des embrasements souterrains, de la planète emportée, et des exterminations conséquentes, certitudes si peu malignement indiquées dans la bible et par les Nornes et qu’il sera donné à l’être sérieux de surveiller. – Cependant ce ne sera point un effet de légende !


En hommage à Émilie Dequenne (1981-2025)

 


      Pas son genre

      Un film de Lucas Belvaux

      Avec Émilie Dequenne et Loïc Corbery

 

      Adapté du roman « Pas son genre » de Philippe Vilain

 

      Quatrième de couverture

 

      Il est professeur de philosophie, elle est coiffeuse. Contraint de quitter la capitale pour enseigner à Arras, le premier rencontre la seconde sans vraiment la remarquer. Langage, goûts, références… tout les oppose, et pourtant, elle devient son amante. Le mépris et l’ennui se profilent à l’horizon, mais qui croit mener le jeu peut bien être joué.

     Une réflexion drôle et mélancolique qui décortique le choix amoureux, le racisme des sentiments et l’absurde de l’amour.


vendredi 14 mars 2025

Sommes-nous la noblesse/Sommes-nous les eaux troubles/Sommes-nous le souvenir (Alain Bashung, Sommes-nous)

 



J’ai tambouriné tambouriné
Au seuil de sa bonté
Un judas m’a lorgné
Et j’ai pris l’hiver en grippe

 

Seul m’ont laissé
Les jouets par milliers
Seul m’ont laissé
Tes avances

 

Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la vaillance
Ou le dernier coquelicot

 

J’ai décimé décimé
Des armées de répondeurs
Occupés à se dire
Mes naufrages au saut du lit

 

Seul m’ont laissé
Nos héros préférés
Seul m’ont laissé
Nos absences

 

Sommes-nous des gonzesses
Sommes-nous de connivence
Ou le dernier coquelicot

 

Terre promise
Redis-moi ton nom
Dis-moi en face
Que tout s’efface

 

Sommes-nous la noblesse
Sommes-nous les eaux troubles
Sommes-nous le souvenir

 

J’ai commandé décommandé
De mes yeux la prunelle
Balancé les jumelles
Pour ne garder que le flou

 

Seul m’ont laissé
Les passions immortelles
Seul m’ont laissé
Nos offenses


Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la romance

Sommes-nous la sécheresse
Sommes-nous la noblesse

Sommes-nous les eaux troubles
Sommes-nous le souvenir

Sommes-nous
Sommes-nous ...

 

 

Pour écouter le morceau d’Alain Bashung :


https://youtu.be/uUC83-4fVx8?si=vpCl2V-zk4dJlebq